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Article de notre collaboratrice Emilie Weyl - L'Objet du mois Uniformes n°291 - Novembre - Décembre 2013

La collection Pierre Schuber phare de la vente de Wavre du 6 avril 2013

L'interview d'Emilie Weyl

Uniformes - Novembre / Décembre 2012

 

 

Nos amis belges ne vont pas tarder à assister à une grande première : la création de la première salle de vente Belge exclusivement dédiée aux objets militaires et souvenirs historiques de la Deuxième Guerre Mondiale : MILITARIA AUCTIONS.

Cette toute nouvelle structure organise sa toute première vente aux enchères le dimanche 2 décembre dans les locaux même de la renommée bourse de Wavre, qui aura battu son plein dès la veille.

 

Et comme une innovation n’arrive jamais seule, la personne choisie pour diriger le département Deuxième Guerre n’est autre qu’une femme, mais pas n’importe laquelle puisqu’il semble bien qu’elle soit l’une des plus douée de sa génération tant par sa connaissance des objets que par celle du marché international qui fait autorité.

Nous avons donc décidé de vous offrir en exclusivité l’interview d’Emilie Weyl, directrice associée de MILITARIA AUCTIONS.

 

UM :Emilie Weyl, vous êtes une figure bien connue du monde du Militaria en France et en particulier en Alsace où votre père possède un assez remarquable musée privé. Mais vous sillonnez également les Etats-Unis ainsi que les pays de l’Est depuis des années et vous parlez plus de quatre langues étrangères. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

EW : J’ai 31 ans et j’ai la chance d’avoir contracté ce virus de la collection dès l’âge de 12 ans grâce à mon père, Francis Weyl, qui m’a donné la passion des objets militaires. Depuis cette époque, j’ai participé avec lui à la création de notre musée et je me passionne pour les objets de la Deuxième Guerre Mondiale de toutes les armées belligérantes. Ma formation initiale est bancaire et financière puisque j’ai longtemps travaillé dans ce milieu au sein d’un important groupe. Cette première vie me permet de mieux maitriser un certain nombre de réalités commerciales. Cependant, avoir la chance de pouvoir travailler dans le domaine de sa passion est un privilège rare, c’est pourquoi je n’ai pas hésité à accepter ce poste, qui est en même temps un véritable challenge.

 

UM : Justement, pouvez-vous nous expliquer la philosophie et la ligne directrice de cette nouvelle structure ?

 

EW : En premier lieu, nous tenons absolument à présenter des objets dont l’authenticité est irréprochable. Le marché comporte encore un grand nombre de trésors, je pense que la mise en vente aux enchères reste le moyen le plus sûr pour un collectionneur de vendre au meilleur prix et la solution la plus rassurante pour un acheteur d’enrichir sa collection. Le choix de la Belgique n’est pas pour nous un hasard, c’est sans doute le marché le plus dynamique et le plus sympathique de toute l’Europe. C’est le marché cœur et phare de notre continent pour le Militaria de la Deuxième Guerre Mondiale, fort de collectionneurs d’une rare culture et possédant des collections d’une exceptionnelle qualité. Le musée royal de l’Armée à Bruxelles reste, d’ailleurs, l’un des plus beaux qui soit dans ce thème.  Je reste toujours admirative des bourses aux armes belges et c’est un honneur pour nous d’avoir la possibilité de pouvoir organiser toutes nos ventes accolées à la prestigieuse bourse de Wavre. Ce qui me donne l’occasion de remercier ses organisateurs de la confiance qu’ils veulent bien nous accorder.

D’autre part, nous souhaitons créer au cœur de l’Europe une structure qui soit à la mesure du marché des objets de la deuxième guerre, c’est-à-dire une véritable société ouverte à l’internationale avec une promotion adaptée et des catalogues de qualité. Je suis et reste quelqu’un de passionné par ces objets, et notre philosophie est de ne jamais oublier que nous sommes avant tout là pour défendre et servir les collectionneurs avec un esprit de collectionneur. En fait, nous ne devons jamais oublier de partager cette passion, c’est le plus sûr moyen de la communiquer aux autres !

 

UM : Notre dernière question ne va sans doute pas vous étonner : est-il difficile d’être une femme dans ce milieu ?

 

EW : (Rires) C’est une bonne question et je vous remercie de me l’avoir posée, mais bien qu’il n’existe pas encore de féminin à « collectionneur », je pense qu’être une femme est une véritable chance dans ce milieu. En premier lieu, parce que cela permet d’appréhender les choses un peu différemment, peut-être d’une manière plus pondérée et aussi un peu plus légère que les hommes quoique nous nous consumons aussi dans le même feu de la passion, ensuite parce que malgré l’étonnement de rencontrer une femme qui collectionne, cela permet souvent d’établir un contact plus simple et plus sincère. Je n’y vois que des avantages et personnellement c’est un milieu dans lequel je me suis toujours sentie dans mon véritable élément.



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